E.T.A. Hoffmann: Die Bergwerke zu Falun


Die Bergwerke zu Falun, E.T.A. Hoffmann Premiere: 30.11.2018, Deutsches Haus, Glindow

Ein Geschehen, welches sich in dem schwedischen Kupferbergwerk von Falun ereignete, regte viele deutsche Romantiker an. Ein Bergmann wurde einen Tag vor seiner Hochzeit im Bergwerk verschüttet. Seinen Leichnam fand man fünfzig Jahre später bei Grubenarbeiten unversehrt und wohlbehalten wieder. Nur die inzwischen greise gewordene Braut des Toten erkannte ihn.

E. T. A. Hoffmann hat diesen Stoff im Jahr 1819 in eine Novelle verwandelt.

Der Matrose Elis Fröbom entscheidet sich nach dem Tode seiner Mutter, das Leben auf der See aufzugeben. Es zieht ihn nach Falun, um dort eine Arbeit als Bergmann anzunehmen. Er verlobt sich mit der Tochter eines Bergwerkbesitzers. Am Tage der Hochzeit, welcher auf einen Johannistag fällt, einer der wenigen Tage, an denen die Arbeit der Bergmänner ruht, zieht es ihn noch einmal in den Berg hinunter, in dem er dem Zauber der Herrscherin unter Tage verfiel. Er bezahlt seinen Abstieg mit dem Leben.

50 Jahre später wird seine Leiche zwischen zwei Schächten gefunden und ans Tageslicht gehoben. Das kupfervitriolhaltige Wasser hatte seinen Körper konserviert.

Diese Erzählung betont die Bedrohlichkeit des Bergwerks als eines realen, gleichzeitig gefährlichen und geheimnisvollen Ortes. An dieser Novelle interessiert uns die metaphysische Dimension, das Spiel mit Realität, Traum, Fantasie und Melancholie. Sie sprengt Grenzen und öffnet ein Tor in die unendlichen Tiefen des Unbewussten.

Die Künstler der Romantik, zu denen auch E.T.A. Hoffmann gehörte, können zu den Erfindern der Psychoanalyse gezählt werden. Der Bereich des Unbewussten und des Traumes war das Reich der Kreativität. Daher handeln ihre Stücke, ihre Literatur, ihre Lyrik, ihre Musik, ihre Malerei auch weitgehend in der Nacht und in der Dämmerung.

Pressestimmen:

LES MINES DE FALUN – d’après la nouvelle d’E.T.A Hoffmann

Un événement qui a eu lieu dans la mine de cuivre suédoise de Falun a inspiré de nombreux romantiques allemands. Un mineur fut enseveli par la mine la veille de son mariage. Cinquante ans plus tard, son corps a été retrouvé intact pendant les travaux miniers. Seule l'épouse du défunt, devenue une vieillarde, le reconnut.

E.T.A Hoffman s’est inspiré de cette publication pour écrire une nouvelle en 1819.

Suite au décès de sa mère, le marin Elis Fröbom décide de renoncer à la vie en mer. Il part s’installer à Falun pour y travailler comme mineur et se fiance à la fille d’un exploitant minier. Le jour du mariage, qui a lieu à la Saint-Jean, un des rares jours de repos des mineurs, le jeune homme retourne au fond de la mine et tombe sous le charme de la Reine des métaux. Une rencontre qui lui coûtera la vie.

Cette nouvelle souligne la dangerosité de la mine ; un lieu réel, risqué et mystérieux à la fois. Nous sommes fascinés par la dimension métaphysique, mais aussi par le jeu avec la réalité, le rêve, l’imagination et la mélancolie qui imprègne cette nouvelle. Cette œuvre fait sauter les frontières et ouvre une porte vers les profondeurs abyssales de l’inconscient.

Les artistes romantiques parmi lesquels figure E.T.A. Hoffmann font aussi partie des inventeurs de la psychanalyse. Le domaine de l’inconscient et du rêve a toujours été propice à la créativité. C’est aussi pour cela que leurs pièces, leur littérature, leur lyrisme, leur musique et leur peinture se jouent principalement la nuit et au crépuscule.

La mine de Glindow, Jan Russezki, Märkische Allgemeine, 01.12.2018

La troupe de théâtre itinérant „Ton und Kirschen“ met en scène une impressionnante mine de cuivre à Werder, avant d’entamer sa traditionnelle pause hivernale.

Monter une pièce inspirée d’auteurs frappés de folie à la fin de l’époque du romantisme ne fait pas peur à Ton und Kirschen, qui se produit déjà depuis 25 ans à travers le monde. Mais comment mettre en scène une mine de cuivre de manière crédible ? Vendredi soir, au Deutscher Hof de Glindow, Margarete Biereye, la fondatrice de la troupe, a su répondre à la question.

Cette année, la troupe a présenté à Werder (Havel) une nouvelle d’E.T.A. Hoffmann intitulée „La mine de Falun“ .

De lourds rideaux bruns plongeant du plafond forment une longue galerie qui s’amincit à mesure qu’elle s’enfonce vers l’arrière de la scène. Pas besoin de faire preuve de beaucoup d’imagination pour visualiser la mine (Décor : Daisy Watkiss). Une lumière bleu orangé, quelques coups d’archet et la voix envoûtante de la narratrice suffisent à envahir la salle ou plus précisément la mine.

Des „créatures“ surgissent en rampant de sous les rideaux, avant de se relever péniblement et d’affronter un épais brouillard. Les visages des mineurs sont dissimulés derrière un foulard, leur tenue de travail est usée et leurs marteaux extrêmement lourds (costumes : Thalia Heninger). Leur pénible avancée fait froid dans le dos. Aucune estrade ne sépare les quelque 80 spectateurs de la scène. Heureusement, l’atmosphère pesante vire à plusieurs reprises à l’opposé, au grotesque, aussi souvent que dans le texte original.

Cette pièce divertissante d’une heure trente, présentée trois soirs de suite à guichets fermés, met en scène une mine particulièrement réaliste. Mais lorsque la troupe la rejouera en plein air au mois de mai, après sa pause hivernale, l’accrochage des épais rideaux sera certainement moins évident. Un problème technique bien connu des troupes de théâtre itinérant.

„Ton und Kirschen“ est la seule troupe itinérante subventionnée par le Land de Brandebourg. Son œuvre mêle marionnettes, danse poétique et musique de qualité, sans que le groupe bénéficie pour autant de fonds colossaux pour financer de pompeux décors. De quoi s’extasier davantage devant la faculté des neuf comédiens à produire un spectacle impressionnant malgré de faibles moyens : lumière, son et décor interchangeable sont les ingrédients indispensables du théâtre de rue.

L’art de la métamorphose maîtrisé à merveille par David Johnston est bien sûr profitable à la pièce. Le comédien joue tour à tour le rôle de chef bienveillant puis de matelot comique et un peu lourd à la fois. Nouveau venu dans la troupe : Dominique Prié, qui incarne avec une grande justesse un esprit qui hante la mine. Sa voix et ses mimiques le font passer d’instructeur dévoué à un être mystérieux. Les différents accents de la troupe internationale ouvrent la pièce sur le monde. Et peu importe que leur prononciation ne soit pas toujours compréhensible.

La nouvelle d’E.T.A. Hoffmann est facile à suivre : suite au décès tragique de sa mère, le marin Elis Fröbom décide de travailler comme ouvrier dans la mine de Falun. Il tombe amoureux d’une jeune femme et se retrouve tiraillé entre sa fiancée et l’envoûtante reine des métaux, qui hante la mine. Cinquante ans plus tard, son corps parfaitement conservé est découvert dans les décombres d’un puits de mine qui s’était effondré à l’époque. La „dépouille“ du mineur est d’ailleurs exposée à l’entrée de la salle de Glindow. La fin de la nouvelle, quant à elle, n’est pas fictive. Hoffmann se serait inspiré de cet événement relaté dans un article scientifique publié en 1808.

Ton und Kirschen met en scène une mine de cuivre impressionnante, inspirée d’une œuvre d’E.T.A. Hoffmann Par Astrid Priebs-Tröger, PNN, 03.12.2018

Intérieur et extérieur

Avant même que la pièce ne commence, le public a déjà la sensation d’être immergé dans une époque révolue depuis bien longtemps. Au sein de la „Deutsche Haus“ de Glindow, où la troupe de théâtre „Ton und Kirschen“ a présenté sa première, les spectateurs se sont rapidement imprégnés du charme morbide de l’ancienne salle de bal qui pouvait accueillir autrefois 200 invités. En y entrant, les visiteurs ont ainsi dû passer devant un cercueil de verre dans lequel gisait une marionnette de taille humaine, vêtue d’un costume noir.

À l’entrée de la salle, on pouvait aussi lire une affiche intitulée „Prologue“ qui relatait l’événement ayant inspiré E.T.A. Hoffmann pour sa nouvelle, „La mine de Falun“ , en 1819 : en 1679, une mine s’effondra brusquement, ensevelissant un jeune ouvrier, dont le corps restera introuvable. Cinquante ans plus tard, sa dépouille, presque parfaitement conservée grâce au sulfate de cuivre (vitriol bleu) présent dans la mine, fut finalement mise au jour. D’autres poètes qu’E.T.A. Hoffmann, tels que Johann Peter Hebel, Friedrich Kebbel, Hugo von Hofmannsthal ou Georg Trakl se sont inspirés de cette matière fantastique.

Une œuvre fantastique, littéraire

Deux cents ans après Hoffmann, c’est au tour de Ton und Kirschen, installés depuis 1992 à Glindow, d’en faire une pièce. La troupe de théâtre itinérant est restée très fidèle au texte de la célèbre œuvre originale. Contrairement à ses habitudes, elle raconte de manière très détaillée l’histoire d’Elis Fröbom, un jeune marin qui apprend la mort de sa mère alors qu’il navigue en haute mer. Cette nouvelle le bouleverse.

La qualité du travail de Ton und Kirschen se manifeste aussi très rapidement dans la „Mine de Falun“ . Il suffit à la troupe de quelques accessoires de bric et de broc pour créer des univers extraordinairement théâtraux et poétiques à la fois, à l’instar du bateau en haute mer, incarné par deux cadres métalliques rouillés recouverts de tissu et mus par une gigantesque roue en métal. Cette toile de fond se métamorphosera subtilement en une galerie de mine, où Elis sera embauché par la suite. Un décor fantastique façonné par Daisy Watkiss.

Des espaces extraordinairement théâtraux et uniques

Il est incroyable de voir avec quelle habileté Ton und Kirschen parvient à mettre en scène deux lieux et atmosphères aussi diamétralement opposés : d’un côté, le grand large et de l’autre, le fond d’une mine sombre et mystérieuse. Et le public n’a aucun mal à se représenter la mine symbolisée par une douzaine de poteaux rouges reliés les uns aux autres par un système de cordage quelque peu branlant. De quoi former une longue galerie étroite à travers laquelle les mineurs se déplacent en rampant, une lampe fixée au casque, tandis que le bruit des marteaux métalliques résonnent dans la mine. La bande sonore du spectacle contribue aussi largement à l’atmosphère de la pièce, sans oublier la série de secousses qui rend encore plus crédible l’effondrement de la mine.

On est aussi stupéfaits de voir comment les comédien-ne-s passent d’un décor quasi naturaliste à une atmosphère fantastique, comme lorsque les matelots descendent du bateau pour atterrir dans une maison close et entendre Margarete Biereye entonner la célèbre chanson „Surabaya Johnny“ , ou lorsque cette dernière joue plus tard le rôle de femme de ménage grotesque.

Univers visuels magiques et atmosphères très contrastées

Dans „la mine de Falun“ , les univers visuels magiques alternent abruptement avec des atmosphères très contrastées, et sont en soi fugaces et marquants à la fois. Ils évoquent un monde aussi bien imaginaire que délirant. Un monde dans lequel évolue aussi Elis, le héros de la pièce, profond et mélancolique, dont le comédien Leon Nelson interprète les multiples facettes. Le jeune homme est tiraillé entre trois femmes : sa bien-aimée mère décédée, sa douce fiancée Ulla, et l’envoûtante reine des métaux, qui hante les entrailles de la mine et tente de le séduire avec sa robe couleur rouge sang.

Le héros de cette nouvelle romantique ne parvient toutefois pas à se décider et le jour de son mariage, il est finalement attiré par la séduisante reine au fond de la mystérieuse mine. Il abandonne alors sa jeune épouse, qui refuse de se marier avec un autre et ne perdra jamais l’espoir de le retrouver un jour. Quel amour ! Quel (mal)bon-heur !

Quel amour! Quel (mal)bon-heur!

Ces changements permanents entre lumière et obscurité, entre rêve et réalité, entre vision et illusion, font en grande partie le charme de cette nouvelle et de cette mise en scène. Ton und Kirschen fait preuve de beaucoup de génie pour créer de tels univers et atmosphères magiques. Seul petit bémol : le texte en prose n’est pas toujours compréhensible, en partie à cause de la mauvaise acoustique, mais aussi des accents très prononcés des comédiens.

Deux d’entre eux viennent d’intégrer la formidable troupe : le Français Dominique Prié, qui interprète Torbern, un vieux mineur qui hante la mine, et la jeune Thalia Heninger, qui incarne Ulla, une jeune femme fleur bleue qui aimera son compagnon jusqu’après la mort.

Photo Entre lumière et obscurité La mise en scène oscille entre rêve et réalité, entre vision et illusion et c’est précisément ce qui fait son charme.

Astrid Priebs-Tröger

Zuletzt aktualisiert: 16.09.2019

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